mercredi 5 septembre 2012

Interview exclusive de Jean-Paul Trassenbatz

Lorsque que Jean-Paul a accepté ma demande d’interview, je dois avouer que j’ai été très flattée. Je n’ai pas manqué de m’en vanter auprès de quelques copines journalistes.  "Jean-Paul a choisi le blog pour son interview" NA ! Elles étaient vertes…

Je faisais cependant moins la fière, en l’attendant au fond de ce restaurant où il m’avait donné rendez-vous « à l’heure de l’apéro ».

Mais Jean-Paul, très gentleman, a vite su me mettre à l’aise et l’entretien s’est passé dans une ambiance décontractée.
Malgré son succès, Jean-Paul garde les pieds sur terre. Il est quelqu’un d’accessible, humble et sympathique.

Voici quelques morceaux choisis de notre rencontre.



Jean-Paul Trassenbatz
Jean-Paul Trassenbatz

Samedi prochain, le 8 septembre, vous organisez une grande fête sur la place de la gare. Quel est le programme ?
Le festival se déroulera dès 17 heures sur la place de la gare. Nous avons le plaisir d’accueillir trois groupes bien connus dans notre région: Cactus, Ruido Internacional, et Blind of Deaf.
En plus nous avons de la chance: le soleil et la chaleur semblent être de la partie.
Le restaurant le Lac et Gare assurera le ravitaillement en proposant divers menus, notamment  un succulent tartare de bœuf servi sur baguette.
Le comité d’organisation a également prévu plusieurs bars : « La buvette », « Le bar à champagne », ainsi que « Le bar à Cocktails » assuré par THE Tiki shop.


Menus proposés lors du festival à Concise
Stephane Fanchini propose divers menus sous la cantine.
Son restaurant reste également ouvert durant le festival


Vous êtes l'une des personnes les plus en vue dans le village et pourtant  on ne sait pas grand-chose sur vous.
C’est volontaire. Je me dévoilerai le moment venu.

Jean-Paul, vous avez annoncé dernièrement que vous vous présentiez comme syndic lors des prochaines élections.  Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre programme ?
Moi syndic, l’une de mes priorités sera de rassembler le « haut », du « bas » du village. Les gens du haut souffrent d’un problème d’infériorité qu’il faudra bien combler. J’ai plusieurs pistes, notamment la création d’un port à sec qui leur donnerait le sentiment d’être plus proche du lac. J’ai également un projet de métro qui leur permettrait d’accéder plus facilement aux lieux de vie du village.

Moi syndic, la jeunesse serait également l'une de mes priorités : j’ouvrirais le futur restaurant chinois de la future manufacture de pendules, pour l’accueil de midi. Je moderniserais également les pédibus, en offrant à chaque enfant une trottinette électrique.

Moi syndic, je n’oublierais pas nos aînés: dès l’âge de 65 ans les apéros seraient offerts.

Moi syndic, il y aurait deux Bancomats BCV dans le village. Les contacts sont déjà pris.

Moi syndic, je rentabiliserais nos forêts en créant un immense parc accrobranches.

Moi syndic, je réaliserais la portée sociale de l’épicerie et la subventionnerais.

Moi syndic, je réaliserais deux voire trois toilettes pour chevaux, afin que nos routes restent propres.

Et moi syndic, je rendrais publics tous les chemins privés du village. Il s’enflamme.

Vous avez réussi à délocaliser les pendules neuchâteloises sur sol vaudois. Comment avez-vous réussi ce coup de maître ?
 J’ai quelques amis haut placés.  Nous n’en saurons pas plus.

Votre programme est très ambitieux, comment pensez-vous financer tous ces travaux ?
J’y ai beaucoup réfléchi. Il y a deux solutions possibles : annexer la riche commune de Corcelles et taxer à fond nos lits froids.
Et puis, bien sûr, il y aura les revenus fiscaux de la nouvelle manufacture. Hum (silence). Dans 35 ans. Jean-Paul est visiblement un peu mal à l’aise, après un lourd silence, il reprend : C’est ce que mes amis ont pu négocier.




Affiche du festival Jean-Paul Trassenbatz

Je décide de donner une tournure plus légère à l’interview :

Si vous pouviez inviter trois personnalités à dîner, qui se retrouveraient à votre table?
Franz weber, Pascal Broulis et Anita Fardel

Qu’est-ce qui vous rend heureux Jean-Paul ?
Le lendemain du 31 mars

Quelle est votre citation favorite ?
« Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !  »
Winston Churchill

L'œuf ou la poule?Le coq et Dieu créa ensuite la poule, à partir de ses côtes.


Merci Jean-Paul



Carole Zamora

1 commentaire:

  1. Très joli reportage réalisé avec sérieux et réalisme... et surtout grand merci à l'équipe de Monsieur Jean-Paul Trassenbatz pour le superbe festival qu'il a organisé. Musical ou gastronomique ce festival fut un régal.

    P.-A. Ortlieb

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