mercredi 22 août 2012

Il était une fois les algues...

S’il est un sujet récurant dans une commune ayant un port et une plage, c’est bien celui des algues.
Navigateur ou simple baigneur, rares sont ceux qui n’ont pas un avis sur ces végétaux et surtout, sur la manière choisie par les autorités pour s’en débarrasser.

Entre ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas, les contraintes de l’agencement du port, les règles de sécurité, les nécessités de certains bateaux,  le confort des nageurs, les lois incontrôlables de la nature et bien entendu les impératifs du budget, on peut dire que le dossier « algues » et un dossier complexe.




Port de Concise
Port de Concise


C’est pourquoi, quand notre nouvelle garde-port, Anne Fékih, a proposé aux membres de la municipalité de venir passer un moment sur la  faucardeuse  communale  afin de mieux comprendre ce que veux dire «s’occuper des algues», et bien j’ai sauté sur l’occasion- et sur le pont- avec plaisir.





Garde-port de Concise
Notre garde-port Anne Fékih
sur la faucardeuse communale



Voici ce que j’ai appris :


Il existe une réglementation sur les algues : Il n’est pas autorisé d’utiliser un produit chimique pour traiter les algues. Il est juste autorisé de les couper.

Pour le nageur, les algues ne présentent aucun danger. Leur présence ne signifie pas que le lac est sale, au contraire.  Elles ne sont pas responsables des puces de canard.  Par contre, elles sont inconfortables, elles chatouillent et semblent gratouiller. Je suis la première à ne pas les apprécier sur mon ventre quand je nage.




Radeau de Concise
Anne a pris un soin particulier à
dégager les algues aux abords du radeau.
 

Le traitement des algues pour un navigateur n’est pas « juste » un besoin de confort, leur prolifération peut vite devenir problématique:
Pour les voiliers, les algues s’enroulent dans leur dérive (voir croquis) ce qui peut les empêcher de manœuvrer.
Les bateaux à moteur craignent qu’elles bloquent leur moteur.


Avec les algues, on ne peut plus assurer
1m80 de profondeur dans le port



La présence d’algues rend la navigation difficile. Surtout en fin de saison lorsque la plante se durcit et ressemble à de la corde.

En début de saison, cette année, début mai, la plante est toute souple et se couche facilement. Cette souplesse, rend le coupage très difficile voir impossible.

C’est pour cette raison que le coupage semble débuter si tard. Mais que fait la Garde port ??? Elle attend le bon moment. Voilà.

En 2012, Le mois de juillet et la première quinzaine d’août étaient propices au coupage des algues car elles avaient atteint une « bonne hauteur ». Puis dès la mi-août, la plante terminait son cycle et retombait déjà.
Il est à noter que les dates ne sont pas les mêmes chaque année, elles varient, notamment en fonction de la météo et de la température de l’eau.




Anne Fekih garde-port à Concise lac de Neuchâtel
Anne remontant les algues

Il existe qu’une seule faucardeuse professionnelle adaptée à notre port, pour les trois lacs. Nous avons un port relativement modeste et nos besoins font que nous ne sommes pas prioritaires durant la période propice au coupage.


Depuis plusieurs années déjà, pour répondre aux besoins de notre port, l’ancien garde-port a adapté le bateau de la commune en faucardeuse. Grâce à lui, nous sommes indépendants.

Ce bateau remplit très bien sa nouvelle fonction. Cette saison, Anne a pu couper plus de 6 tonnes végétaux !  Les nageurs ainsi que la plupart des locataires du port se réjouissent du travail effectué.
Il est cependant à relever que la faucardeuse est mal pratique à manipuler dans le port au milieu des bateaux amarrés.

Une solution serait peut-être que les bateaux « partent en balade pour la journée »  afin de faciliter la manutention ?



Des tonnes d'algues sont coupées à Concise -  lac de Neuchâtel
Plusieurs tonnes d'algues
sont coupées chaque année

Et après ? Une fois les algues coupées, les algues sont ramenées au port où elles sèchent au soleil afin de perdre du poids.  Une fois sèches, elles sont distribuées aux restaurants japonais évacuées dans un centre de déchets. Peut-être qu’un jour elles pourront être utilisées à la production de biocarburant…


J’espère que ce billet vous aura éclairé.
En tous les cas, moi je ne dirai plus : « YAKA les enlever », promis.


 

YAKA YAKA !!!
ok je sors…

 
Je remercie Anne pour cette judicieuse initiative et le temps qu’elle m’a consacré.



 Carole Zamora

2 commentaires:

  1. Et bien j'ai appris quelque chose. Félicitations de papa pour ce reportage

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